Avenant n°2 au protocole entre l’État et la ville de Châtenay-Malabry sur les terrains occupés par l’UFR Pharmacie et l’École Centrale Paris – conseil municipal du 11 mai 2017

Le rapport stipule que la programmation de l’Ecole Centrale a été intégrée dans l’acte de vente et n’a donc pas à faire l’objet d’avenant.

Toutefois, l’avenant présenté ce soir contient 2 articles principaux dont un dédié à l’Ecole Centrale, un dédié à UFR pharmacie.

Ceci exposé, revenons au détail de ces 2 avenants.

Concernant l’article 1 de cet avenant, qui porte sur l’Ecole Centrale, nous découvrons que 15 000 m² des 120 000 m² prévus en logement peuvent devenir des bureaux. D’après la réponse que nous avons eu hier en commission, cette modification serait justifiée par des entreprises qui souhaitent pouvoir avoir une surface supérieure à 30 000 m².

Concernant l’article 2 de cet avenant, qui porte lui sur l’UFR Pharmacie, nous constatons une forte augmentation de la densification avec un programme qui passe de 106 000 m² à 137 000 m², soit une augmentation de 30 %. A noter que les 11 000m² de logements prévus sur ce projet disparaissent complètement.

Sur l’ensemble des 2 projets, si on prend l’hypothèse que 15 000 m² de l’Ecole Centrale sont transformés en bureau c’est seulement 38 % des surfaces qui sont dédiées aux logements contre 55 % pour les bureaux, commerces.

Nous remarquons une fois de plus que le développement économique de la ville est basé sur l’offre d’activité tertiaire : commerces, services et bureaux. Toutes les villes de l’Île-de-France sont axées sur ce mode de développement économique.

Les projets présentés structurent la ville pour les 30 ans à venir. Or il nous est facile de constater qu’il y a, pléthore d’offre de bureaux sur la région parisienne ce qui ce traduit par une grande quantité de surface de bureaux inutilisée et d’en rajouter ne simplifiera pas leur occupation. Cela entraîne une concurrence acharnée entre villes et se traduit mécaniquement par des manques à gagner.

De plus, l’offre logements est insuffisante pour couvrir les besoins des habitants en Île de France et dans ce contexte c’est bien dommage de privilégier le secteur tertiaire aux logements.

Enfin, comme nous l’avions précisé lors de notre intervention du conseil du 2 février dernier, le boni pour la ville et l’état (20 % des charges d’aménagements) cumulés aux financements des équipements publics (16 % de charges d’aménagement), soit 36 % sont contraires à ce que des citoyens peuvent attendre d’un état ou d’une mairie. Une mairie est là pour apporter des solutions au problème du logement mais sûrement pas pour taxer les futurs habitants.

Nous votons contre ce projet

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