Novembre 2013 : LES RYTHMES SCOLAIRES, la mise en place des rythmes scolaires par la mairie, information au conseil municipal par Georges Siffredi

En ce qui concerne la réforme des rythmes scolaires voulue par le gouvernement, je me félicite de la décision qui a été la nôtre de reporter son application à la rentrée 2014 : nous voulions éviter les problèmes liés à une application précipitée de la réforme et, quand on voit les nombreuses difficultés, largement relayées par la presse, qui ont émaillé cette rentrée dans les collectivités qui avaient décidé de l’appliquer dès cette année, on mesure combien cette décision était judicieuse.
Nous avons pu conduire une large concertation, dont je ne vais pas reprendre ici le détail : de février à juillet 2013, l’ensemble des parties concernées (les enseignants, les parents d’élèves, ainsi que les responsables des activités périscolaires et parascolaires) ont été associés à la réflexion, ce qui a permis de mesurer les multiples conséquences que cette nouvelle organisation implique.
Le 1er juillet, une réunion de synthèse avec l’ensemble des partenaires a permis de dégager un consensus pour le calendrier favorisant le maintien d’un maximum d’activités sportives et
culturelles le mercredi matin (qui concerne près de 800 enfants). La nouvelle semaine s’organisera donc de la manière suivante :
Lundi-mardi-jeudi-vendredi : 8h30-11h30 et 13h30-16h ;
Mercredi : 8h30-10h30.
Cette proposition a été retenue par 16 voix pour, 3 contre, 6 abstentions.
L’hypothèse du samedi matin, au lieu du mercredi matin, a quant à elle
recueilli 7 voix pour,13 contre et 5 abstentions.
Nous avons également décidé de maintenir sur le temps scolaire les intervenants
artistiques et sportifs financés par la Ville, car ce dispositif gratuit bénéficie à
l’ensemble des élèves. Les interventions de ces agents communaux diplômés,
en lien étroit avec les enseignants, représentent 170 heures d’intervention par semaine
(sans compter les heures de préparation). Nous avons pris cette décision dans
l’intérêt des enfants : si nous avions fait passer ces activités sur le temps
périscolaire, comme la réforme du gouvernement nous incite à le faire,
cela aurait entraîné un appauvrissement de l’offre pédagogique pour tous
les enfants, puisque ces activités seraient devenues facultatives et payantes
pour les familles. Pendant la concertation, l’Inspectrice de l’Education nationale
a souligné à plusieurs reprises que cette offre, mise en place par la Ville
depuis plusieurs années, était de grande qualité et extrêmement rare,
et nous n’avons pas voulu que cette réforme conduise à abandonner ce dispositif.
Cette décision ayant été prise, on ne va pas doubler ces mêmes actions après le temps
scolaire.Nous avons décidé de réfléchir avec l’IEN, les directeurs d’écoles et les
responsables périscolaires,à des activités organisées en cycle, en lien avec les animateurs
diplômés de nos centres de loisirs.
Nous ne pouvons rien dire, pour l’instant, sur le contenu de ces activités périscolaires,
puisque la réflexion est en cours, mais nous pouvons nous référer aux projets mis en place
par les centres de loisirs depuis de nombreuses années pour avoir une idée de ce qui est
possible :les spectacles ou les expositions présentés en fin d’année montrent
qu’il y a un véritable enjeu pédagogique, et que la mission de nos animateurs n’est pas
une simple mission de garderie.
Il s’agit à présent de déterminer comment organiser ces activités après 16h, en prenant
en compte le temps du goûter, mais aussi d’autres activités comme les études surveillées
ou l’accompagnement éducatif, selon les écoles concernées. C’est précisément l’objet
des discussions en cours entre l’IEN,les directeurs d’écoles et les responsables
des activités périscolaires.
En ce qui concerne le financement, je serais curieux de savoir si vous détenez des informations
fiables relative à l’engagement de l’Etat. Par les temps qui courent, il est bien difficile d’avoir une vision
claire et précise des intentions du gouvernement, tant les revirements se multiplient.
Ce qui est certain, c’est le coût incontestable de cette réforme pour les communes, que l’Association
des Maires de France a estimé entre 600 et 800 millions d’euros en année pleine. Face à ces charges,
les perspectives de recettes provenant de l’Etat restent vagues, incertaines et limitées : Il semblerait
que le fonds d’amorçage de 250 millions d’euros, initialement prévu pour la
seule année 2013/2014, pourrait éventuellement être reconduit pour l’année 2014/2015.
Quant aux communes situées en zones en difficultés, elles pourraient bénéficier d’une aide
supplémentaire de 45 euros  par élève et par an. Mais cela, malheureusement, ne devrait pas
nous concerner, puisque ce dispositif devrait être limité aux 150 communes de la
« DSU cible »,dont Châtenay-Malabry ne fait pas partie…
Je ne suis donc pas en mesure de vous apporter une réponse précise sur les aides de l’Etat
pour faire face à cette réforme voulue par l’Etat. En tout état de cause, comme j’ai eu
l’occasion de le dire à plusieurs reprises, je tiens à ce que cette réforme n’entraîne pas
un surcoût pour les familles, dont on sait qu’elles sont déjà mises à rudes épreuve.
Le dispositif sur lequel nous travaillons permettra de pratiquer pour les activités périscolaires
qui seront mises en place le même tarif que pour la garderie, en prenant bien évidemment
en compte le quotient familial.
Cet article a été publié dans Rythmes scolaires. Ajoutez ce permalien à vos favoris.