Le 6 février, jour de tristesse pour nos ami-e-s tunisiens, le 7 février, jour d’espoir en Tunisie pour les femmes et les démocrates laïcs.

photo tunisie-1Le 6 février 2014, il y a un an jour pour jour que Chokri Belaïd, secrétaire général du Parti des Patriotes Démocrates Unifiés et fondateur du Front Populaire de Tunisie, a été lâchement abattu devant son domicile à Tunis.

Depuis, l’enquête sur cet assassinat politique piétine. Le gouvernement sortant de Ali Lâarayedh et le ministère de l’intérieur n’ont cessé de multiplier les entraves devant l’établissement de la vérité et l’arrestation des responsables de ce meurtre.

Pire encore, six mois après l’assassinat de Chokri Belaïd, Hadj Mohamed Brahmi, élu à l’assemblée nationale constituante, fondateur du Courant Populaire et dirigeant du Front Populaire, fut à son tour assassiné avec le même mode opératoire.
Le ministère de l’intérieur, qui était informé du risque de son exécution plusieurs jours auparavant, n’a pas jugé utile de mettre en place la moindre protection.

Le 7 février 2014, la nouvelle constitution tunisienne du 26 janvier succède à l’organisation provisoire instituée après la révolution du jasmin, qui avait vu l’élection d’Ennahda comme parti majoritaire.

Cette Constitution est le fruit d’un compromis entre le parti islamiste Ennahda à la tête du gouvernement et les forces de l’opposition progressistes. Elle consacre un exécutif bicéphale, accorde une place réduite à l’islam et pour la première fois dans l’histoire juridique du monde arabe introduit un objectif de parité hommes-femmes au sein des assemblées élues.

Nous saluons cette démocratie qui s’apaise, donnant aux femmes la place qui leur est naturelle, affirmant que les affaires religieuses sont de l’ordre du privé.

Ramené au cas d’une petite ville comme Châtenay-Malabry, où le sujet d’une salle de prière est toujours en souffrance, nous déclarions au conseil municipal du 30 janvier 2014 :

« Nous souhaitons  que toute demande d’une association  pour  avoir un lieu pour son seul usage, pérenne et exclusif, puisse  se conclure par la vente, au prix du marché, de tout lieu dans la ville, par exemple d’une structure municipale, un local ou un  terrain à bâtir,  s’il y a accord du conseil municipal sur le principe et les modalités de cette opération.  Pour notre part, nous serons favorables  à ce type de demande, accordée en toute transparence et en accord avec les lois de la République, en particulier la loi de 1905 sur les valeurs de la laïcité, que nous avons toujours défendues,  et comme viennent de les défendre nos amis tunisiens. » 

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